L’inflation française a atteint 3,1 % sur un an en septembre 2026, selon les résultats définitifs publiés par l’Insee le 15 octobre, et c’est l’énergie, en hausse de 21,3 %, qui tire presque seule l’indice vers le haut.
- Inflation à 3,1 % sur un an, révisée de 0,1 point par rapport à l’estimation de fin septembre.
- Prix de l’énergie : +21,3 % sur un an, dont +44,1 % pour le gazole.
- Inflation sous-jacente contenue à 1,5 %, ce qui confirme un choc concentré sur l’énergie.
- Pour une entreprise, le sujet n’est pas seulement le panier des ménages, mais ses coûts de transport, de chauffage et ses contrats indexés.
Plan de l'article
Que disent les chiffres définitifs de l’Insee ? #
Dans son Informations rapides n° 247 du 15 octobre 2026, l’Insee confirme une nette accélération : les prix à la consommation progressent de 3,1 % sur un an en septembre, après 2,4 % en août. L’estimation provisoire du 30 septembre annonçait 3,0 % ; le chiffre final est donc légèrement plus élevé.
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Sur un mois, l’indice recule pourtant de 0,3 %. Ce repli tient à la fin de l’été : les prix de l’hébergement baissent de 15,0 % et ceux des transports de 9,8 % en septembre. Corrigée des variations saisonnières, la hausse mensuelle atteint en réalité 0,8 %.
L’indice harmonisé, celui que suit la Banque centrale européenne pour comparer les pays de la zone euro, grimpe à 3,4 % sur un an, contre 2,6 % en août.
Pourquoi l’énergie pèse-t-elle autant ? #
Parce que les produits pétroliers flambent. Sur un an, ils augmentent de 36,2 % : +44,1 % pour le gazole, +25,7 % pour l’essence et +64,6 % pour les combustibles liquides comme le fioul. Le gaz progresse de 19,0 %. L’électricité, elle, reste presque stable, à +1,4 %.
À côté, le reste du panier évolue calmement. L’alimentation augmente de 1,4 % sur un an, les services de 2,4 %, et les produits manufacturés baissent encore légèrement (-0,3 %). L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix les plus volatils, s’établit à 1,5 %. Le choc est donc concentré, pas généralisé.
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Qu’est-ce que cela change pour la trésorerie d’une entreprise ? #
Pour une PME, l’indice des prix à la consommation n’est qu’un indicateur. Ce qui compte, c’est la structure de ses propres coûts. Une entreprise de transport, de BTP ou de livraison, qui consomme beaucoup de gazole, subit une hausse bien supérieure à 3,1 %. Une société de services installée dans des bureaux chauffés à l’électricité est beaucoup moins exposée.
Le premier travail consiste donc à isoler la part de l’énergie dans ses charges, poste par poste : carburant de la flotte, chauffage des locaux, énergie de production. C’est ce chiffre, et non l’inflation moyenne, qui doit servir à mettre à jour le prévisionnel de trésorerie du dernier trimestre.
Le second réflexe concerne les contrats. Les clauses d’indexation ou de révision de prix, fréquentes dans le transport et les marchés publics, permettent de répercuter une partie de la hausse. Encore faut-il les activer dans les délais prévus et sur le bon indice de référence.
Faut-il revoir ses prix de vente ? #
La question se pose surtout pour les activités où le carburant entre directement dans le coût de revient. Avec une inflation sous-jacente à 1,5 %, une hausse générale des tarifs serait difficile à justifier auprès des clients. Une surcharge énergie, transparente et calculée sur un indice public, passe généralement mieux qu’une augmentation globale.
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À l’inverse, les entreprises peu dépendantes de l’énergie gagnent à communiquer sur la stabilité de leurs prix. Dans un contexte où les ménages voient leur budget carburant gonfler, c’est un argument commercial.
Comment suivre l’évolution dans les prochains mois ? #
L’Insee publie une estimation provisoire à la fin de chaque mois, puis les résultats définitifs autour du 15 du mois suivant. Pour un dirigeant, l’indicateur le plus utile n’est pas le chiffre global mais la ligne « produits pétroliers » du tableau détaillé, qui annonce les tensions sur les coûts logistiques.
Croiser ces publications avec ses propres factures de carburant et d’énergie, mois après mois, permet de mesurer l’inflation réellement subie par l’entreprise et d’ajuster le besoin en fonds de roulement avant qu’il ne devienne un problème.
Questions fréquentes #
Quel est le taux d’inflation définitif de septembre 2026 ?
3,1 % sur un an selon l’Insee, après 2,4 % en août. L’indice harmonisé atteint 3,4 %.
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Pourquoi les prix ont-ils baissé sur un mois ?
À cause de la baisse saisonnière des services après l’été, notamment l’hébergement (-15,0 %) et les transports (-9,8 %).
Quels postes augmentent le plus ?
Les produits pétroliers (+36,2 % sur un an), en particulier le gazole (+44,1 %) et le fioul (+64,6 %), puis le gaz (+19,0 %).




